sâmânya- (a) Semejante, similar. Común a varios o a todos. Común, ordinario, como todo el mundo. (n) Identidad, similitud (también es una figura de retórica). Noción general. Generalidad. Sâmânyato drishta
Sâmkhya. Doctrina filosófica dualista fundada sobre la discriminación. Uno de los seis sistemas (darshana)filosóficos ortodoxos y tradicionales de la India. Originalmente su dualismo enseña que el universo nace de la unión de la energía substancial natural (prakriti) y la conciencia espiritual (purusha). Según el Sâmkhya habría tantas entidades conscientes (purusha) como hay de seres vivientes en el universo. Como el Yoga, el Sâmkhya incorpora los 3 gunas en su teoría, pero a diferencia del primero, no acepta el concepto de Ishvara, que es un nivel de conciencia qui trascience Prakriti y Purusha. El Sâmkhya, es el sistema fundado por Kapila, santo cuya vida es casi enteramente desconocida. Son numerosos los textos sâmkhyas, pero el más viejo que se conoce es el Sâmkhya-kârika de Ishvarakrishna que remonta aparentemente al siglo VI d.C. El Sâmkhya tiene una teoría de la evolución (parinâmavâda). (DSO, 483)
sam-koca-
Contraction, rétrécissement, reploiement, repliement. Restriction, réduction, embarras. Le fait de se recroqueviller. [C'est avec la bhairavîmudrâ qui s'effectue le passage entre les énergies du micro cosmos (l'homme) et les semblables du macro-cosmos (l'univers).
La bhairavîmudrâ induit à la transition entre le reploiement (samkoca) et le déploiement (vikâsa) des énergies. Alors les énergies universelles remplissent l'homme de ses forces débloquées. Bhairavîmudra
sam-s-kâra (m) Préparation, fait d’apprêter, de soigner, de faire subir un traitement approprié, purification, décoration, éducation, culture, correction. Cérémonie religieuse, sacrement. Accomplissement des rites prescrits. À que l’on est préparé par ses existences ou actions antérieures, prédisposition, impulsion innée. Impression, répercussion. Impressions, goûts ou potentialités qui se développent dans la conscience, à la suite d'actes ou de pensées passés. L'addition de tous les sa-skâra constitue le caractère d'un être humain. * 758 Vâsanâ-
Sam-yama-
Sam-yama- (m) Hecho de dominar, de domar, de restringir. Disciplina, abstinencia, dominio de sí mismo, esfuerzo. Supresión y aniquilación (del mundo) en la meditación. *750 [Sam- (prefijo) completamente, totalmente, de acuerdo o conforme a… Junto a…, con…, en común con… + Yama (m) hecho de retener. Control de si. Expresión técnica para designar dhârana, dhyâna et samâdhi en conjunto : cf. Patañjali Yoga sutras, III-1 a III-4]
En la práctica, la técnica de Sam-yama, descrita por Patañjali en los Yoga sutras (III-1 a III-4) en sus pasos básicos de Dhârana, Dhyâna y Sâmâdhi, para alcanzar el estado de conciencia libre de toda modificación del mental (Nirodha) debe tener en cuenta, en las sucesivas etapas de Sâmâdhi, en qué nivel de transformación de conciencia en el cual opera. En efecto, la práctica reconoce 3 pasos que corresponden 1°) a la restricción de los chitta vrittis(dhârana), 2°) la concentración (dhyâna), mantenerse en la tendencia de la conciencia a retornar a un mismo contenido u objeto (prataya) y 3°) eliminación por fusión con el contenido u objeto (sâmâdhi). Estos procedimientos prácticos son los siguientes:
Nirodha Parinâma:; la voluntad se ocupa directamente de suprimir las distracciones (dhârana), dándole un objeto único (pratyaya) al cual la meditación debe mantenerse. Es evidente que en cada uno de los esfuerzos por remplazar la distracción que se presente por el objeto elegido, hay un momento en el cual ni el objeto ni la distracción están presentes, y donde el mental está efectivamente sin objeto (pratyaya). Es por eso que Patañjali comienza a tratar la cuestión por el Nirodha Parinâma. (sutra III-9). Pero en realidad, la verdadera supresión Nirodha es la última etapa en el ciclo de transformaciones de la conciencia después de Samâdhi Parinâma y Ekâgratâ Parinâma.
Samâdhi Parinâma (sutra III-11) En realidad esta etapa comienza con la práctica de dhârana y se continúa hasta Ekâgratâ. Consiste en la reducción gradual de la condición dispersa del mental hacia una sola dirección. Todas las distracciones del mental desaparecen cuando la concentración (dhyâna) es perfecta.
Ekâgratâ Parinâma (sutra III-12) Es el nivel máximo de Samâdhi Parinâma. Este ha eliminado la tendencia a la aparición de distracciones de la conciencia, ahora ekâgratâ establece la permanencia de esta tendencia en la conciencia de manera que este vacío es fluido, su vibración permanente y sin modificación. La consciencia deviene pura y libre de las perturbaciones de los kañcukas.
La técnica de samyama es diferente del kramâbhyasa de las prácticas tántricas. En éste, la técnica consiste en apoderarse del instante fugitivo entre dos construcciones mentales (pratyaya). Este instante escapa a toda relación mental (conceptual, afectiva o emocional) y su captura despierta la conciencia y la abre a su esencia exenta de dualidad.
savitri- (qui incite, animateur) (m) Dieu soleil. Soleil. (ne pas confondre avec Sâvitri, qui est le vers du Rigveda connu comme Gâyatri) 820 (lit) générateur. Nom attribué à Surya, dieu du soleil dans le Rigveda. Savituh est le possessif de Savitri, dérivé de la racine SU- apporter. Savitri est par conséquent celui qui apporte tout ce qu' existe. Apporter et créer toute chose, c'est ce qui est appelé Savitri. Surya est le créateur du jour. Prajâpati : Le seigneur des créatures ; ce titre s'applique à certaines divinités dont Savitri. Savit(r)î – (f) Mère, procréatrice.
Siddhi- (f) Accomplissement, réalisation, heureux résultat, succès. Fait d’échoir à…, règlement (d’une créance). Démonstration, conclusion. Validité d’une règle. Chance, avantage, prospérité. Efficience, pouvoir surnaturel, puissance magique en général. Habilité, capacité à…. Efficacité, intelligibilité. ° 838
Siddhis |
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Animan |
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Mahiman |
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Laghiman |
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Prâpti |
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Prâkâmya |
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Vashitva |
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Îshtritva |
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Yatrakâmâvasâyitva |
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spanda-(m) Tremblement, vibration, pulsation, mouvement (léger).*872
[Il existe deux sortes de vibration : le sâmânyaspanda, vibration générique, indifférenciée et donc unique et universelle, et le visheshaspanda vibration spécifique, différenciée à laquelle se rattachent les émanations particulières comme les qualités (guna). SK, 157]
Selon l'Ecole Spanda, la vibration se manifeste dans le corps de trois manières:
Spandah |
Vibration dans le corps |
Udâna |
La montée du souffle (uccâra) ou ascension de kundalini. |
Dhvani |
Résonance intérieure propre au mantra. |
Camatkâra |
Exaltation de la conscience à la découverte de la liberté universelle |
« L'école Spanda ou de la vibration a pour fondateur VASUGUPTA, qui vivait dans la première moitié du IX siècle. Il fut le premier à nommer spanda la libre puissance qui éclaire, donne vie et mouvement à tout ce qui existe. La lignée mystique (sampradâya), selon Bhâskara, est la suivante : Vasugupta, Bhattasûri, Pradyumnabhatta et son fils Prajñârjuna, Mahâdeva et son fils Shrikântha Bhatta qui transmit son enseignement à Bhâskara. Les Shivasûtra appartiennent à l'école du Spanda. Le spanda tattva est la Réalité ultime, la conscience universelle, une vibration qui éclaire et donne vie à tout ce qui existe. Il est la kundalini universelle, source de tout mouvement.» « Pour ABHINAVAGUPTA cette vibration est un essor à l'intérieur même de soi, la conscience absolue. A l'école Spanda le succèdent l'école Trika et Kula, pour lesquelles vimarça est synonyme de spanda. Le spanda est l'acte originaire de la conscience, celui du Je antérieur à la scission du sujet et de l'objet. Le spanda est l’efficience même. "Acte" est un terme commode qui, a défaut d'un vocable approprié, couvre les nuances variées de vimarsha et de spanda. "Activité" convient mieux à kriyâ, accomplissement d'une action qui dure, a des effets et comporte une certaine potentialité, tandis que "acte" opérerait dans l'instant présent. » (L.Silburn) ] [ « …on distingue dans le shivaïsme du Cachemire plusieurs courants. En premier lieu le Trika, au sens étroit du terme (car Trika s'applique couramment à l'ensemble du shivaïsme cachemirien) qui désigne l'ecole du Spanda, dont la Spandakrârikâ forme, avec les Shivasutra, le texte de base, et qui fut fondé au début du IX siècle par Vasugupta. » PADOUX, André. Trad. de La Parâtrîshikâlaghuvritti d’ Abhinavagupta, Inst. de Civilisation Indienne, De Boccard, Paris, 1975. Pag. 2].
sphurana- (n). Expansion, manifestation. Scintillement, éclat miroitant. Impression vivante, le monde se réduisant à cette vibration consciente n'est que phénomène de conscience. 873. La vibration (sphurana) est la source du désir de s’exprimer pris en son orientation initiale. Ainsi elle exige la recherche des désignations verbales en correspondance. Cela est seulement compréhensible par le caractère inséparable du langage et pensée. [Tout tient à l’orientation, à la tendance subtile qui précède la parole formulée. Vibration puissante qui jaillit du désir de faire sortir choses et mots du domaine indifférencié, sphurana est la source du mouvement qui engendre simultanément la parole et la manifestation des choses.
sthiti- (f) Fait de se tenir, de rester, de résider, séjour. Continuation de l’être, existence. Monde, rang, situation, état, position. Règle, loi, maxime. Vertu, conduite juste ou correcte, persévérance, conviction. Coutume, usage. Arrêt, suspension. Immobilité, fixité. Cas, occurrence.*869 . Le Sivaïsme non dualiste du Cachemire et particulièrement le Pratyabhijña, ont classé les autres systèmes de connaissance selon le degré de réalité auquel chacun d’eux est parvenu, degré qui correspond en gros à l’échelle des catégories (tattva). Ces degrés ou paliers (sthiti-) sont des actes d’identification à différents degrés de réalité et de la conscience.
1° |
Tanmâtra |
Ecole des matérialistes Cârvâka, qui limitent la conscience de soi à la conscience du corps. |
2° |
Buddhi |
Ecole des Naiyâyika, le soi pris comme un substrat. |
3° |
Prâna |
Prâna, la vie, le soufflé en tant que ce qui anime la matière. |
4° |
Shûnyata- |
Le vide comme le nirvana des bouddhistes |
5° |
Les 3 qualités de la manifestation et les pouvoirs de rélation s'applicant à la manifestation. |
|
6° |
Prakriti |
La nature ou cause première de la manifestation particulière. La substance présente en chaque être. |
7° |
Purusha |
A partir du « moi » existentiel jusqu'à la conscience universelle. |
8° |
Ishvara |
Le concept de dieu comme fondement unique de la conscience. |
9° |
Sadâshiva,Sadâ-khya- |
Pashyanti, l’évidence. Le nom éternel, le son (vibration) primordial. |
10° |
Shiva-Shakti |
Siva-Sakti dans une union immuable et transcendantale, au-delà de tout concept. |
su-shumnâ- (f) Carotide. 854 [Artère carotide, ou simplement, la carotide, l'une des deux grosses artères qui conduisent le sang à la tête. Les artères carotides se bifurquent en carotide interne et en carotide externe. Les branches qu'on nomme les carotides sont fort étroites. Littré.] [Le plus important des canaux d’énergie (nâdî). Il monte à l’intérieur de la colonne vertébrale, du bas du dos jusqu’au cerveau. Une fois éveillée, la kundalinî s’élève à l’intérieur du su-shumnâ, intermédiaire entre idâ et pingalâ. Dico Sagesse 543]
