Shâktopâya- (m) Voie de l'énergie propre au système Krama-Mahârtha. [La voie de l’énergie est celle qui sert de transition entre les voies inférieure et supérieure et elle est plus courte et radicale que la voie de l’individu (ânavopâya). Elle ne répond pas comme l'ânavopâya
[« La voie de l'énergie (shaktopâya) a pour fin non seulement d'atteindre l'illumination par la connaissance mais aussi de reprendre l'autonomie ainsi que la jouissance de ce monde et encore de libérer l'individu (moksha = libération finale. La réalisation de la conscience absolue) de ses attaches personnelles. Pourtant, étant donné que les habitudes nocives font encore obstacle à une illumination permanente, la pratique doit permettre, à l'aide de prises de conscience répétées, libérer sa propre énergie, l'assouplir et lui rendre sa puissance native. » «La prise de conscience consiste en une connaissance globale qui tend à l'unité universelle; cette connaissance s'allie à un culte vigilant, plein d'amour pour la Déesse-énergie ou pour le Je cosmique. C'est une aspiration ardente à la totalité primordiale : Shiva uni à Shakti, la pleine conscience de soi ne faisant qu'un avec la toute-puissance. » (L.Silburn : MM, 50)]
L'amour pour la Déese-Energie (Umâ) est ici une connaissance unifiante progressive, tandis que dans las voie de Shiva est un élan instantané de la volonté. Gorakshka (Maheshvarânanda) traite des trois pratiques qui constituent Shaktopâya :
1. Pramâna sous la forme de Pûjâ : Contemplation de la roue des énergies [Shakticackra. La roue des énergies. (Lilian Silburn, MM, 50)] en se concentrant sur toutes les fonctions et ses tattvas correspondants. Pramâna (activité cognitive) sous une forme d’adoration fervente.
2. Samata : Conduite héroïque qui équilibre les tendances opposées et finalement les nivèle. Des diverses pratiques pour atteindre l’harmonie, les plus importantes sont le Mahotsava et le Kramacaryâ.
3. Bhâvanâ : qui a pour but l’indifférenciation, en considérant l’univers par la voie des tattvas descendant (de la conscience absolue à celle de l’individu) puis par la voie ascendante en cherchant à se convaincre que les deux processus (krama) ne diffèrent point. v. Bhairavîmudra , samkoca vikâsa Kramâbhyâsa-
Shâmbhavopâya- (m) [shâmbhava- (a) relatif à Siva, propre à lui, consacré à lui. / upâya- (m) Arrivée. Moyen, voie, stratagème, (tech.) procède ]. La voie de Siva, propre au système Kula. [« Abhinavagupta qualifie l'accès suprême et divin (le Shambhavopâya) de kulopâya ou d'âtmopâya, voie du Soi, d'ekadhâ "tout à la fois" et donc indifférenciée (nirvikalpa); le Soi jaillit en toute évidence et pleinement, face à face (sâkshâdupâya); et ce qui resplendit ainsi, complètement révélé en un ébranlement interne (sphurattâ), c'est l'énergie intentionnelle (icchâshakti). Telle est la voie dite "de connaissance du premier regard (âdya), quand on demeure dans le seul nirvikalpa, en pleine conscience de soi. » L.Silburn, MM 46] [« La prise de conscience dans la shaktopâya consiste en une connaissance globale qui tend à l'unité universelle; cette connaissance s'allie à un culte vigilant, plein d'amour pour la Déesse-énergie ou pour le Je cosmique. C'est une aspiration ardente à la totalité primordiale : Siva uni à Sakti, la pleine conscience de soi ne faisant qu'un avec la toute-puissance. L'amour pour la Déesse -Energie est ici une connaissance unifiante progressive, tandis que dans la shambhavopâya est un élan instantané de la volonté. » L.Silburn, MM, 50] [« On fait référence à la science des shadadhvah à la fois dans les ouvrages shaiva et sâkta, mais elle semble particulièrement caractéristique du shambhava-darshana dans lequel les darshanas shaiva et shâkta reçoivent une synthèse. Sans aucun doute le shâkta adore Siva aussi bien que Sakti en mettant l’accent sur cette dernière. Le shaiva ordinaire adore Sakti aussi bien que Siva, en mettant l’accent sur ce dernier. Dans le shambhava-darshana les deux sont élevés à une plus haute synthèse. De la même façon, kulâ = Sakti et a-kula = Shiva, et par conséquent kulîna signifie celui qui adore les deux en un. » A. Avalon, La doctrine du mantra, 211] Atmopâya (la voie du soi) désigne donc l'accès ou la méthode d’accès à l’énergie pure, celle de l’ego pur. Mais il y a une nuance dans le concept d'énergie selon la voie de Shiva et la voie de Shakti: dans le shaktopâya l'énergie n'est qu'un moyen en vue de la réintégration au soi, tandis que dans le shaktopâya il y a une identification à l'énergie qui n'est pas nécessairement le soi pur mais quelque chose d'objectif.
Shruti ("what is heard") refers to a canon of Hindu religious scripture; the earliest of which have existed (in written form) since as early as 1500 BC, with most scholarship favoring between 1200 and 800 BC.
Shruti is said to have no author; but rather, are the divine recordings of "cosmic sounds of truth", heard by rishis.
There are several contesting divisions for Shruti. The most common is to identify the 4 Vedas as the Shruti:
* Rig Veda (probably the oldest)
* Atharva Veda
* Sama Veda
* Yajur Veda
Another grouping takes sub-divisions within the Vedas, such as the Aranyakas, Brahmanas, and Upanishads; and adds that collection to the 4 Vedas listed above.
Note: The Mahabharata (an Itihasa or History, also part of the "friendly scripture" class) is sometimes considered to be Shruti and is sometimes called the fifth Veda. Additionally, the Bhagavad Gita, a chapter within the Mahabharata, is also sometimes separately considered as worthy of the Shruti status.
See also Smriti.
